17.10.2008
Ce champ doit être renseigné
L'indifférence est un danger, et la curiosité empire les choses, les limites sont d'un flou imposant, absorbant, tout semble faisable et rien de grave que dans la pensée pourvu que l'apparence respecte le communément admis. Je (des je et des je et encore des je) commence à sentir cette insouciance de vivre comme un silence qui précède le scandale, un malheur qui déracinera ma paix à jamais, Les années défilent et après chaque été, une nouvelle expérience s'ajoute, un nouvel échec, une nouvelle révélation s'entasse pour forger une personnalité, merveilleusement la mienne, des amours disparus à peine retrouvés, du sexe à en revendre, et le rêve d une nouvelle vie ne s'arrête de grandir, je vis ailleurs, et maintenant devient beau et réconfortant, j ai un moi différent, coloré, tatoué, agité et je n'arrive même plus à distinguer des émotions, joie, bonheur, dégoût, indifférence, très bizarre que tout se mélange, ne plus avoir de référence pour errer sans limites, une nouvelle vie à découvrir, du miel, du chocolat et des péchés, du miel du chocolat et des péchés, un sourire au delà des lèvres et un regard obsédé et pitoyable.
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19.06.2008
Ames sensibles..s'abstenir
Hier, il faisait nuit, désespéré, je puais la haine, je marchais dans cette rue déserte, dégoûté, enragé, le destin orne mon chemin de déceptions, mélange mon échec mal digéré à une humiliation insupportable. Quelqu’un me semble venir de loin, un mirage? Non, une fillette qui déborde de douceur et d'innocence, de joie enfantine, la pure des joies, mes pensées sataniques me rappellent mon enfance violée, mes rêves volés, mon âme damnée en quête de paix illusoire. Qu’est ce que la souffrance? Le malheur dans cette vie noircie par tant d'injustice? Qu'est ce qu'une victime et un bourreau sinon deux rôles joués à tour de rôle? J’avance déterminé, j'ai mélangé fantasmes et réalité et j'ai poussé mon mal à un point de non retour. La peur, j'en ai écrasé par excès de rage, et la folie j'en ai bu jusqu'à l'ivresse, je suis devenu moi-même, psychopathe jusqu'aux os. J’ai étouffé la fillette pour la violer, pour lui faire mal, pour la priver d'un trésor sans lequel les blessures saigneront à jamais, son enfance agonise, elle pleurait, hurlait, souffrait, et mon mal était tellement intense qu'il s'est converti en joie, une joie triste et amère parée de peur et de pleur, telle une veuve noire, je me réjouis dans la douleur des autres, et plus faible est ma victime, plus immense est mon plaisir, la fillette ne tient plus le coups face à une violence démesurée, enragée, je suis aliéné, la fille est morte…ça m'a tellement excité que je n’ai pas pu m'empêcher de la pénétrer davantage, hystériquement, elle ne résistait plus, je la dominais enfin, je la possédais entièrement, je me nourrissais déjà de la peine atroce de ses proches, j'étais couvert de sang, son visage bleu s'est éteint, elle était silencieuse et affreuse, c'est à peine que sa tête tenait encore sur ses épaules chétifs, la rue était toujours déserte, j'ai pris mon temps pour fumer une cigarette que j'éteins à moitié dans la bouche du cadavre, dans ce bain de sang, ce n'était plus un corps humain, des restes de corps humain peut être, que je jette sereinement dans une poubelle, je remonte chez moi, je prends une douche et m'endors. Aujourd'hui je me lève tôt, il fait beau, le cours de ma vie simple reprend, je m'apprête à prendre un taxi lorsque j'aperçois un chien qui passe en tenant quelque chose dans la bouche, je reconnais le bras de la fillette…
17:04 Publié dans Fantasmes | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
Fadaise
Rejeté par le charme, par un monde de beauté, banni de la cour des élitistes alors que je me bas pour rester supérieur. J’avance, drogué et manipulé, humilié vers un fossé, je suis esclave et je m'en délecte, une addiction à l’amertume suave nourrit ma rancœur et empoisonne ma culpabilité. Coupable ! Foutaise ! Rien ne m’aide à guérir de ce mal qui prolifère. Je n’ai pas choisis ma vie, je la vis. Et je m'attends à voir pire, à faire pire, à m'oublier dans un monde bas et renaître le jour avec un sourire perfide, tel un amnésique, un schizophrène, vous ne me connaissez point, vous n'imaginez pas ce que je fais, je suis engagé et je suis détaché, je vous mens à longueur de journée sans scrupule, sans remord, pourvu que vous ne la sachiez pas, et je suis prêt à changer de monde, à m'éclipser ou laisser ma froideur répugnante respirer, mon désespoir dicte mes réactions, et ce n'est qu'une vie éphémère, les émotions sont des fleurs, un parfum, une couleur et puis ça fane, ça perd de fraîcheur. Mais je garde des valeurs sûres, sur une terrasse, assis sur un relax rouge, je regarde le ciel et je me laisse emporter par un vent d’été, je m'évade un instant, mon esprit se repose enfin dans un ciel sans fin. Tout est confusion, et il n'y a plus que l'apparence à préserver. Des questions naissent pour n’avoir jamais de réponse, et la vie continue, l’histoire d’un bonhomme aussi.
13:29 Publié dans Analysis | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note