13.02.2009
Ecoutez what a wonderful world - Bob Sinclar
Sublime et hypnotique, j'adore ma psychose qui arrive à me téléporter loin du terrestre vers un podium, tel un conte de fée où il me suffit de prononcer le mot magique pour m'entourer d'images et de pouvoir, je m'incarne dans des corps étrangers pour m'admirer, m'analyser dans tous les détails et bannir mes erreurs, je deviens plusieurs pour satisfaire mon besoin d'harmonie, pour rendre belle ma chorégraphie, je suis l'essence du mouvement, l'oeil ébloui et la lumière née ,finalement, d'un son qui rêve d'amour et de perfection. Excusez mon monde qui pue l'envie de séduire.
11:58 Publié dans En transe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.02.2009
Big kisses
J'ai pris un moment pour t'écrire, alors que je me noie dans la frustration du travail, entre les deadlines largement dépassés et le besoin du client qui change, se complique et devient de plus en plus ramifié. Que faire devant une impasse, je suis plein dedans, incapable de me retirer, par engagement ou par manque de prétexte, que dire sinon j'ai mal estimé cette maudite tâche, et en ce moment même au lieu d'aller bosser et commencer par ce que je sais déjà, je préfère m'évader et laisser traîner les choses. Je vais à la fontaine prendre un verre d'eau, je reviens, je vérifie mes mails, mon blog, je consulte wikipedia pour chercher un mot totalement sans intérêt, je vais au toilette, je reviens, j'accompagne des collègues qui descendent fumer une clope, je remonte, le moral maintenant me permet de positiver un peu, je revoie mon code, je vois ce que je vais changer ou tester et ça me remonte le moral encore plus, donc je laisse tout tomber pour aller boire un café en me disant qu'une heure en étant bien concentré me permettra de tout régler, chose qui n'arrive jamais. Et ce n'est point la seule faute de ce travail démoralisant, je me suis laissé allé et je me suis lassé de ce que je fais, toujours en quête de nouvelle technologie avec cette même quantité de zèle qui s'avère maintenant être aussi dangereuse que stupide. Ou que c'est peut être à cause de ma paresse qui face à une routine qui pèse paralyse mes pensées et affaibli mon rendement. C’est la première fois durant mes trois ans de travail, que je me sens piégé. Il faut que j'arrive à finir ce boulot pour en sortir plus fort que d'habitude, pour finir en beauté un chapitre de ma vie professionnelle.
J’attire à présent le regard de tout mon entourage, des cernes plus bas que ça tu te suicides, plus aucune envie de faire la fête, et je me tue pour garder l'envie d'aller faire du sport, avec l'espoir de me remonter le moral en ayant un ventre bien musclé. Tous les films à présent, toute catégorie confondue, me dépriment, je me projette le soir devant l'écran et unie ma vie au scénario et me vois le lendemain en train de tout mettre en question. Mon espoir, mon malaise, je réalise que je fuis et que je ne t'écris pas, je garde ces mots pour moi.
"Salut beauté,
J'espère que tout va bien de ton coté, ici tout va gentiment, boulot, déjeuner avec les collègues, café ce soir je pense avec des amis et puis un film pour m'en dormir en buvant une tisane, je m'ennuis de toi t’as pas idée.
Big kisses."
18:44 Publié dans Feeling blue | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28.01.2009
Save me from the better i become
« Il n'est autre qu'un mirage, une quête de paix perdue dans des goûtes de pluie en plein désert, un espoir enfoui dans des veines de morbide fermentés, suis-je mauvais? »
Des pensées dispersées, enrageantes. Et tout converge vers un seul et ultime besoin, celui de changer, tout recommencer, avoir une nouvelle chance de repartir dans un autre chemin, tout laisser tomber, tout revendre, tout décevoir, tout dévoiler et tout assumer. Marcher sous la pluie comme il y a des siècles.
Est ce l'amour ou la privation qui me pousse à m'éloigner, à adorer me déprimer, je sombre et j'ai à peine envie de penser que je bouleverse ma vie de mon plein gré. Mon erreur ou ma chance, ma drogue est que j’ai envie de rendre spécial une histoire, une histoire qui n'a connu que la confusion jusqu'à ce que tu ne viennes me déraciner de ma boue. Toute ma vie j'ai fait le même rêve, celui d'une lumière qui illumine ma voie terne, d'une émotion qui donne voix à un mal épuisé, qui libère un repos terrifié par un poids de complexes et de refus. Je réalise que je suis faible, un assoiffé d'attention et de romance, que je sois important à tes yeux est si nécessaire pour donner sens à ma vie, pour redéfinir ma vie, serais-je à ce point sans défense.
Derrière un immense mur de frivolité, d'indifférence et d'idiotie s'était bâti un refuge pour tant de volonté à vouloir tout faire ou presque pour conquérir un espoir vrai. Je viendrai ou je guérirai.
10:43 Publié dans Feeling blue | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note