25.03.2009
Pocker face
La prostituée de l'ancien boulevard a de la classe contrairement à ses semblables, elle ne se fait jamais payé, en échange, elle se donne le droit de choisir et de définir les règles du jeu, séductrice de première par son air sérieux, naïf ou peut être allumeur, elle aime s'entourer de victimes, séduis sous le charme ou moches désespérés, elle se sent placide, confiante face à des imprévus, à des épreuves inopinées, elle se délecte de voir la curiosité dans leurs yeux, première erreur conduisant au piège, fascinée par un monde imaginaire incarné dans les corps de gens inaccessibles, elle se venge par indifférence du commun des mortels qui s'aventurent à s'intéresser à elle, rien ne la vexe que deux choses, voir un esprit de ce monde imaginaire s'incarner devant ses yeux, elle perd de ce fait tout son charme, tout son potentiel, elle est maladroite et frôle la tristesse malgré tous le mal enraciné par sa supériorité inconsciemment, maladivement fondée, tout se passe au fin fond d elle même, des bâtiments s'écroulent, des battements de coeur qui accélèrent, un film d'un passé rachitique qui défile, elle se déteste mais se ressaisie, un cycle vicieux qui calme davantage son ego affamé. Ce qui vexe la demoiselle aux principes décapités et naïfs, est de voir l'envie pressante dans les veines bandantes d'un dégoûtant impressionné, à la persévérance insatiable, tout se passe toujours au fin fond d'elle même, elle se révolte, refusant toute définition qui peut la ramener à la réalité, ni amère ni réaliste. Au fil des années des expériences, des discours qui se répètent, d'observation et de réactions, elle devient mure, sélective et dissipe lentement ce monde qu'elle croyait invulnérable, elle trouve le remède en elle-même, et dans des compliments incontrôlés qui ont su échapper à la censure d'un destin ridiculement injuste, la danseuse juive a su prendre en otage le cœur des militaires nazis, ils mourront et elle fuira à temps en suisse. Tout le monde est vexé par son ego monstre, essaie vainement d’affaiblir sa confiance en elle-même, l'erreur fatale qu'ils commettent, ils l'entourent, et elle se voit dans un monde qui pue l'attention, qui flatte son narcissisme, trop naïfs pour la comprendre, pour savoir qu'il faut l'ignorer, ou peut être qu'il se savent, mais trop tard pour que ça aie de l'effet. "J’ai cessé de voir dans le miroir, à force de plaire. Je ne vois plus mes défauts, je les cache dans la soif des autres, dans leur envie aveuglée. Mon mystère sème la curiosité, ma fragilité enveloppée dans de la froideur de qualité méduse chaque poil sur la peau assoiffée de chaleur". La prostituée de l'ancien boulevard est un prolongement d'attitude réel ou fantasme, définissant un critère de révolte contre une société ou ça baise sans préservatif en attendant le drame.
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26.02.2009
Fais moi mal, fais moi l'amour!
Jeu, beauté, regard et séduction, félin de pure race, baiser au trait fort, sur un croisement de boulevards, méprisant un millier de fenêtres frustrées accrochées à des immeubles qui caressent le vent d'un hiver qui promet des espoirs pour l’éternité. Naturellement peut être futé plus que jamais autour d’un café violé par une cigarette immortelle, une fumée à la vie trop humaine, qui naît ambitieuse, vole vers un horizon courtement incertain, et meurt dispersée sur un vitre vertical.
13:02 Publié dans Fantasmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.02.2009
Embouteillage
Dans ce bas monde, on est pressé, en ce temps froid et indifférent, on court, des courses en voiture ralenties par tant d'embouteillage. On est mal rasé ou mal coiffé, on oubli notre gym, et nos résolutions du nouvel an, on trouve péniblement un temps pour une pause, une vraie, on oublie le temps pour un mot de reconnaissance, on l'étouffe aidé pas nos complexes, on aime moins et la romance, agonise, on fantasme sur un regard réconfortant, et l'on fuit dans un flux de films, des créatures démons qui respirent la frustrations des gens normaux, on nous ment parce que c'est vital, mentir est vital. Partir à deux là où le silence est le plus beau des poésies, dormir en serrant celui ou celle qui incarne sans défaut tous les désirs de nos rêves, retrouver tout un monde, beau et paisible, par un simple toucher, un long baiser qui libère une angoisse, lourde et vieille, on ferme les yeux sur ce long baiser qui révèle une âme sans défense, des mots qui ont peur de mourir avant d'être prononcés, avoués, touchés par des lèvres à la merci d'un espoir de tendresse. Rêver est vital, rêver est fatal. Usé et consommé par le temps et l'attente, il devient refuge où le fantasme est aussitôt peste, l'autre est à la carte, et foncièrement l'on croit à sa présence sur terre, dès lors on est frustré à l'idée de vouloir ramener les autres à l'image qui réconforte le plus nos maux, des 'si' qui feront que le rêve proliféra toujours et encore dans l'esprit. Mon rêve prolifère dans mon esprit et trouve le pouvoir de compléter une réalité qui s'aventure sans passé dans un monde probablement vide et pale. Ne renonce jamais. La beauté, la paix, l'équilibre se cachent parfois dans le plus insignifiant des détails, ou par moments dans un regard beau, océanique, dans un sourire angélique, parfaitement séducteur pour étaler un trait autrefois rêvé, je me laisse séduire dans ce bas monde pressé, froid et indifférent. Désormais, décidément, la romance agonise, tel devient son sort, et ainsi renaît son charme. restez observateurs!
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