19.02.2009
Embouteillage
Dans ce bas monde, on est pressé, en ce temps froid et indifférent, on court, des courses en voiture ralenties par tant d'embouteillage. On est mal rasé ou mal coiffé, on oubli notre gym, et nos résolutions du nouvel an, on trouve péniblement un temps pour une pause, une vraie, on oublie le temps pour un mot de reconnaissance, on l'étouffe aidé pas nos complexes, on aime moins et la romance, agonise, on fantasme sur un regard réconfortant, et l'on fuit dans un flux de films, des créatures démons qui respirent la frustrations des gens normaux, on nous ment parce que c'est vital, mentir est vital. Partir à deux là où le silence est le plus beau des poésies, dormir en serrant celui ou celle qui incarne sans défaut tous les désirs de nos rêves, retrouver tout un monde, beau et paisible, par un simple toucher, un long baiser qui libère une angoisse, lourde et vieille, on ferme les yeux sur ce long baiser qui révèle une âme sans défense, des mots qui ont peur de mourir avant d'être prononcés, avoués, touchés par des lèvres à la merci d'un espoir de tendresse. Rêver est vital, rêver est fatal. Usé et consommé par le temps et l'attente, il devient refuge où le fantasme est aussitôt peste, l'autre est à la carte, et foncièrement l'on croit à sa présence sur terre, dès lors on est frustré à l'idée de vouloir ramener les autres à l'image qui réconforte le plus nos maux, des 'si' qui feront que le rêve proliféra toujours et encore dans l'esprit. Mon rêve prolifère dans mon esprit et trouve le pouvoir de compléter une réalité qui s'aventure sans passé dans un monde probablement vide et pale. Ne renonce jamais. La beauté, la paix, l'équilibre se cachent parfois dans le plus insignifiant des détails, ou par moments dans un regard beau, océanique, dans un sourire angélique, parfaitement séducteur pour étaler un trait autrefois rêvé, je me laisse séduire dans ce bas monde pressé, froid et indifférent. Désormais, décidément, la romance agonise, tel devient son sort, et ainsi renaît son charme. restez observateurs!
12:54 Publié dans Analysis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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