19.06.2008

Ames sensibles..s'abstenir

breut_3bisbis_m.jpgHier, il faisait nuit, désespéré, je puais la haine, je marchais dans cette rue déserte, dégoûté, enragé, le destin orne mon chemin de déceptions, mélange mon échec mal digéré à une humiliation insupportable. Quelqu’un me semble venir de loin, un mirage? Non, une fillette qui déborde de douceur et d'innocence, de joie enfantine, la pure des joies, mes pensées sataniques me rappellent mon enfance violée, mes rêves volés, mon âme damnée en quête de paix illusoire. Qu’est ce que la souffrance? Le malheur dans cette vie noircie par tant d'injustice? Qu'est ce qu'une victime et un bourreau sinon deux rôles joués à tour de rôle? J’avance déterminé, j'ai mélangé fantasmes et réalité et j'ai poussé mon mal à un point de non retour. La peur, j'en ai écrasé par excès de rage, et la folie j'en ai bu jusqu'à l'ivresse, je suis  devenu moi-même, psychopathe jusqu'aux os. J’ai étouffé la fillette pour la violer, pour lui faire mal, pour la priver d'un trésor sans lequel les blessures saigneront à jamais, son enfance agonise, elle pleurait, hurlait, souffrait, et mon mal était tellement intense qu'il s'est converti en joie, une joie triste et amère parée de peur et de pleur, telle une veuve noire, je me réjouis dans la douleur des autres, et plus faible est ma victime, plus immense est mon plaisir, la fillette ne tient plus le coups face à une violence démesurée, enragée, je suis aliéné, la fille est morte…ça m'a tellement excité que je n’ai pas pu m'empêcher de la pénétrer davantage, hystériquement, elle ne résistait plus, je la dominais enfin, je la possédais entièrement, je me nourrissais déjà de la peine atroce de ses proches, j'étais couvert de sang, son visage bleu s'est éteint, elle était silencieuse et affreuse, c'est à peine que sa tête tenait encore sur ses épaules chétifs, la rue était toujours déserte, j'ai pris mon temps pour fumer une cigarette que j'éteins à moitié dans la bouche du cadavre, dans ce bain de sang, ce n'était plus un corps humain, des restes de corps humain peut être, que je jette sereinement dans une poubelle, je remonte chez moi, je prends une douche et m'endors. Aujourd'hui je me lève tôt, il fait beau, le cours de ma vie simple reprend, je m'apprête à prendre un taxi lorsque j'aperçois un chien qui passe en tenant quelque chose dans la bouche, je reconnais le bras de la fillette…

Fadaise

femme_eventail.jpgRejeté par le charme, par un monde de beauté, banni de la cour des élitistes alors que je me bas pour rester supérieur. J’avance, drogué et manipulé, humilié vers un fossé, je suis esclave et je m'en délecte, une addiction à l’amertume suave nourrit ma rancœur et empoisonne ma culpabilité. Coupable ! Foutaise ! Rien ne m’aide à guérir de ce mal qui prolifère. Je n’ai pas choisis ma vie, je la vis. Et je m'attends à voir pire, à faire pire, à m'oublier dans un monde bas et renaître le jour avec un sourire perfide, tel un amnésique, un schizophrène, vous ne me connaissez point, vous n'imaginez pas ce que je fais, je suis engagé et je suis détaché, je vous mens à longueur de journée sans scrupule, sans remord, pourvu que vous ne la sachiez pas, et je suis prêt à changer de monde, à m'éclipser ou laisser ma froideur répugnante respirer, mon désespoir dicte mes réactions, et ce n'est qu'une vie éphémère, les émotions sont des fleurs, un parfum, une couleur et puis ça fane, ça perd de fraîcheur. Mais je garde des valeurs sûres, sur une terrasse, assis sur un relax rouge, je regarde le ciel et je me laisse emporter par un vent d’été, je m'évade un instant, mon esprit se repose enfin dans un ciel sans fin. Tout est confusion, et il n'y a plus que l'apparence à préserver. Des questions naissent pour n’avoir jamais de réponse, et la vie continue, l’histoire d’un bonhomme aussi.

18.06.2008

too hard to say it's not worth it

CHRYSIS.jpgJe reviens encore une fois à mon point de départ... Résultat, très épuisé, délaissé. Un être qui vous manque et voilà tout le monde qui vous déserte, plus d'envie, juste une lassitude qui me fait découvrir une autre mélancolie au goût amer du silence. Je me retiens jusqu'à en être triste, peut être ai-je besoin juste de me sentir important à tes yeux? De savoir que je compte peut être? Je ne me retenais pas et jour après jour je sentais ma dépendance s'accentuer, tes barrières devenaient sournoisement plus épaisses et les franchir me tentait encore plus. Résultat, très épuisé, vidé. Hier tu es parti, et ça je m'en rappellerai toujours, et tant pis si je saigne,  la prophétie attendra encore…

12.06.2008

Voices

saigneuhhe6.jpgJe suis au bord de la folie, je stresse au delà du supportable, je bascule d un extrême à l'autre et je me répète dans ma tête, mes pensées me pourrissent la vie, je suis paralysé, terrorisé à l'idée de partir et tout laisser derrière, tiraillé entre une lueur d espoir, un espoir d amour et de renaissance, et une vie qui circule dans mes veines enracinée dans mon coeur. Le temps fait subitement défaut et je me retrouve devant une impasse, un ultimatum qui me torture et arrache ironiquement et ma paix et mon désespoir. Fallait il que ce soit aussi crucial? je suis déstabilisé, incapable de prendre la moindre décision. Je me propose d'accueillir à bras ouverts cet heureux hasard, j'en rêve et je sombre dans la pire des mélancolies. Je décide d'oublier cette histoire, de me réveiller de cette hypnose mortelle, de m'arracher de ce souffle d'émotions et je me vois perdre une chance de vie par laquelle je bouclerais enfin une saison d'attente et d'addiction. Je suis foutu.. 

To be continued..

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