30.07.2007

Idarius au pays des merveilles

Vendredi soir, 19h30. Il a enfin décidé de mettre fin à sa journée probablement chargée, et à ma journée certainement ennuyeuse. Toute la semaine je n'ai fait qu'attendre l'heure pour finir, le temps et l'attente pesaient lourd sur mon humeur, et il a bien fallu que ce soit un vendredi, un vendredi réconfortant qui annonce la venue d'un week-end tout excitant. Mais… il subsiste un doute, un horrible doute, il se peut que je travaille le samedi, ou plutôt que je me colle à mon ordinateur et que j'attende que le bosse finisse ses taches. Oh mon dieu! Il n'en est pas question, je lui parle sur le chemin de retour:

- Alors ce samedi, c'est juste pour être facturé, ou bien t'auras vraiment besoin de moi???
- Oh non je pense que t'auras pas à venir toi.
(-Oh my god! What a wonderful gift! Ok merci, tu peux te taire maintenant .)

Mon coeur bat au rythme de hung up (madonna) mais il faut rester professionnel, je suis quand même un peu triste parce que mon chef m'a privé du travail du samedi (...)

Je prends une douche bien chaude (bem quente [ben kentchi] ), parce que je vous signale qu'ici il fait un froid de canard (12°C le jour 6°C le soir), je mets la moitié de ce qu'il y a dans ma valise, mets mon parfum (Jean Paul Gauthier - le mal, l'eau d'été) et sors. Ce soir ça va être calme, dîné avec M.,  probablement avec des amis à elle aussi suivi d'un saut en boite.
...
Samedi matin, 11h30. J’ouvre les yeux et regarde mon cellulaire, je me suis réveillé plus tard que prévu, hier c'était un peu fatigant, on est resté en boite jusqu'à 5h juste M. et moi, trop romantique à mon goût. Je saute du lit, me lave le visage, je reviens à l'hôtel, je l'ai trop vu, et disparaître de temps à autre devient vital pour moi, prétexte:

- Je dois rentrer à l hôtel, j'ai des documents super importants à envoyer au Maroc (mon oeil)
- Tu sais que tu peux utiliser mon ordinateur si tu veux j'ai l'Internet
- Non merci mais j'ai toutes mes données dans mon ordinateur à moi. De toutes façon je ne vais pas tarder, ce sera 45min au maximum.
- Ok d'accord je t'attendrai pour le petit déjeuner, et je te préparerai le café.
- Otimo [ootchimo], great, super!

Je sort de l'immeuble, sur le chemin je passe par une boulangerie (padaria) je prends du lait, un pão doce [pon dossi] (pain sucré qui ressemble beaucoup à un schneck) et un jus de mangue. Que c'est bon de rentrer dans ma chambre, je prends paisiblement mon petit déjeuner tout en surfant sur Internet et regardant le Top 100 sur multi show [moutshoo]

...après 2heures et demie...

- Salut toi, excuse moi j'ai tardé, j'avais à faire un rapport pour les consultants au Maroc et j'ai pas senti le temps passer.
- Ok c pas grave, t as pris le petit déjeuner?
- Non pas encore, j'ai juste pris un demi verre de lait (wejhi 9asseh), alors on peut sortir là? Je dois passer à la place d'artisanat avant qu'elle ferme.
- Ok d'accord, on prend juste le petit déjeuner et on sort.
...
On marchera plus de 4 heures et j'aurais une assez satisfaisante idée sur la ville où je travaille, grâce à elle quand même.
...
Mais l'heure était venue pour moi, pour que je disparaisse de novo [dji nouvo] (de nouveau)

- Tu sais que je dois travailler aujourd'hui.
- C'est vrai?! J’avais prévu qu'on sorte ce soir aussi, tu penses finir à quelle heure ?
- je ne pourrais pas te le dire exactement, on est en plein démarrage et il se peut qu'on tarde, il est préférable que tu ne m’attendes pas.
- Ok ce n’est pas grave, demain on est invité chez un ami pour le déjeuner. Si tu ne te libères pas ce soir alors on se voit demain matin.
- Fica combinado (d'accord), mais je pense pas que je vais me libérer tôt ce soir, tu fais quoi toi alors?
- Ah je pense que je vais rentrer chez moi, il fait trop froid pour sortir.
- C'est vrai, il fait un froid de chien.

Je rentre à l'hôtel, je prends une autre douche bien chaude, je prépare ma liste de contacts à Sao Paulo, quoique je sais déjà que je ne vais appeler personne (il y a trop à découvrir pour rencontrer deux fois la même personne), je mets à jour mon iPod (un très beau shuffle orange) et je pars à la gare, je prends ma place dans l'autocar et mets mes écouteurs.
Que j'adore voyager dans les autocars de ce pays, parce que outre le fait qu'il sont super confortable, je peux admirer les paysages à travers les grandes fenêtres jusqu'à m'endormir.

J’arrive à la gare de Sao Paulo, il est 21h30 et ma soirée ne fait que commencer, je prends le métro jusqu'au centre ville, il fait froid et le vent souffle très fort, mais ça reste super agréable pour quelqu'un qui vient d'un pays où l'été se présente très hostile. Destination un restaurant que j'aime beaucoup, une petite maison construite en verre au milieu des gratte-ciels (quand je dis gratte-ciel c'est plus de 30 étages). O lugar tà lotado (l'endroit est plein à craquer), je rentre, il fait agréablement chaud, je prends un cocktail en attendant qu'une place se libère...
...
Il est 00h45, je marche un peu en écoutant la musique de l'iPod  dans la rue déserte, le vent souffle toujours aussi fort et j ai une petite faim (vous remarquez là que j'ai pas mangé au restaurant enfin de compte, il parait qu'il y avait plus intéressant à faire..), alors je continue à marcher jusqu'à une lanchonete [lanchonétchi] où je prends deux sandwichs fromage tomate (je ne mange pas de viande dans cet heureux pays). Ensuite je prends le taxi vers la plus grande boite de l'Amérique latine… Ça va faire super chaud ce soir..

J’arrive à la boite, un videur bulldozer m'arrête :

- Je me suis enregistré dans votre site (l'enregistrement sur le site baisse le prix d'entrée de 50R$ à 30R$)
- Ok vous passez par ici donc.

Je rentre, on ne demande même pas mes documents (c'est obligatoire ici) et l'on ne vérifie même pas si je me suis bien enregistré ou non (car je l'ai pas fait en effet).

Ce que j'aime dans cet endroit, c'est les créatures sublimes et fluorescentes que je ne trouve nul part ailleurs, parfois j'ai l impression qu'on mette un champs magnétique autour de la boite qui attire la beauté et fait fuir la laideur (remarquez là que je suis rentré moi aussi..).

Je prends la file pour me débarrasser de mon tricot et ma jacket, je reste avec une chemise blanche transparente, avec un dessin au dos en jaune et bleu ciel, avec un peu de "darkness" je réussi à passer pour un musclé (vraiment je m'exfolie pas, désolé). Je prends un RedBull et prends mon temps pour faire le tour de la boite, voir le maximum de visages et d'expressions, je suis épuisé ce soir, je suis venu pour danser et faire de nouvelle rencontre m'intéresse vraiment peu (et je sais qu'en ces moments là, que le destin me réserve ses plus beaux cadeaux), je ne tarde pas alors à recevoir le cadeau du destin, c'était le coup de foudre avec C., de magnifique yeux noir et une très douce peau brune. Ce que j'aime aussi à cet heureux pays, c'est que les arabes ont vraiment du succès, dès que je balance que je suis étranger et arabe en plus, l'intérêt s'amplifie et la discussion devient de plus en plus agréable (le mot discussion prend ici plusieurs sens figurés).
L’ambiance est hallucinante, la musique aussi, et je libère mon plus profond moi, à tel point que je me reconnais à peine, je me donne entièrement à ce jeu amusant de double vie.

Il est 6h je suis un peu fatigué, je cherche à voir C. pour la dernière fois, mais elle n apparait pas, j'en résulte qu'elle a dû partir, c'est pas grave, j'ai eu ses coordonnées.

Je sors de la boite et prends le taxi pour la Avenida Paulista, où je dois prendre le métro pour la gare mais avant, l'idée ingénieuse d'appeler C. me vient à l'esprit, il y a de fortes chances qu'elle soit endormie mais j'essaierai quand même, ça sonne, ça sonne et…ça répond:

- Oi![Oye] (pour dire salut), tu dors?
- Non je suis encore dans la boite, t'es déjà parti?
- Oui je t'avais cherché longtemps, après je me suis dit que t as dû partir.
- Non je suis toujours ici, mais je compte rentrer daqui um pouco (d'ici peu), à quelle heure tu dois rentrer à Campinas.
- Je n'ai pas d'heure pour rentrer, si tu veux je t'attends.
- Oui je veux bien, mais il se peut que je tarde, je crois que je serai à la Avenida Paulista d'ici une heure minimum, ça te dérangera d'attendre??
- Aucunement, je vais profiter pour prendre le petit déjeuner au Fran's café, tu le connais?
- Oui, à toute à l'heure alors.

Je m'installe au café, je prends un cappuccino et une tarte au citron. À peine ai-je commencé à manger que je vois C. apparaître.

- Salut toi, mais tu es super rapide !
- En fait j'ai changé de plan, j'avais envie de te voir, je suis avec mes amis, viens on prend le petit déjeuner chez l'un d'eux.
- Comme vous voulez (mangoulch lla, houwa fi haddi byerfoussi ni3ma!)

Ils étaient tous des gens super sympathiques qui vivaient dans un appartement haut standing très beau au centre de Sao Paulo, on avait rigolé, discuté de plein de choses et j’avais l'impression que je les connaissais depuis longtemps.

Dimanche après midi, 12h30. J’ouvre les yeux, je suis toujours chez les nouveaux amis de Sao Paulo, oh mon dieu ! J’avais promis à M. de se voir pour aller déjeuner chez son ami à midi, il me faut au minimum 2 heures pour arriver, du coup je sais que j'ai loupé le truc, elle sera un peu fâchée mais c'est pas les prétextes qui manquent.

C. me laisse péniblement sortir (ach kandir le3ya9a!) et moi non plus je ne voulais pas sortir, mais il le fallait, on s'est donné un nouveau rendez vous et je suis parti enfin, il fait un super beau temps, un air frais me dynamise, et je suis tenté par une petite balade mais je suis assez insouciant comme ça, je dois rentrer le plutôt possible.

J’arrive à l'hôtel vers 15h, j'appelle M. mais elle ne répond pas, je comprends qu'elle soit fâchée, alors je joue le responsable qui reconnaît ses erreurs, je pars chez elle, je trouve sa co-locatrice, elle est sortie pour prendre un DVD et elle a oublié de prendre son portable. J’allume la télé et attends, elle rentre, il est clair qu'elle est fâchée mais moi je balance mon prétexte sans faire le moindre effort pour être convainquant. On mate le film ensemble, puis viens mon heure pour disparaître, elle part rendre le DVD et moi je rentre à l hôtel, on se revoie pour une autre soirée en boite.

Et là arrivera le plus intéressant de toute l'histoire...de toute ma vie je dirai.

Il est 22h, il n y a pas de file ce soir, on entrera sans trop attendre, il y a du monde là dedans et ça danse...je passe une bonne heure à m'amuser puis je m'éteins tout d'un coup, j'ai passé un week-end fatigant et je me lève tôt demain, je m'assois tranquillement à attendre 00h pour rentrer à l hôtel et m'endormir, M. convainc très difficilement ses amis à partir vu l'état où j'étais, on part pour payer et là j’aperçois X (j’ai oublié de demander son prénom), impossible que elle soit humaine, et impossible même de rêver qu’elle puisse s'intéresser à moi, c'est pour cela que je reprends ce que j'étais en train de faire (parce que j'étais médusé pour à peu près 30 secondes).

Je me suis assis avec M. à attendre ses amis pour qu'ils payent à leur tour et j'ai profité pour continuer à regarder X, à jouir du fait d'exister dans le même endroit qu'elle sans pour autant que M. s'en aperçoive. Et là le pire arrive, X me regarde à son tour et me sourit aussi (llah ya rebbi lah), la radioactivité et les feux d'artifices, mon coeur me fait sérieusement mal, et je commence à maudire le jour où j’ai connu M., comment vais je faire pour lui parler, au moins pour lui donner mon numéro de téléphone sans que M. le sache… Alors déjà je profite du retard de ses amis pour prétendre vouloir aller aux toilettes, en espérant que X me suivra (je signale que les toilettes ici sont mixtes), chose qu’elle ne fait pas, je cherche vainement un stylo pour lui écrire mon numéro sur du papier hygiénique, enfin de compte il n y avait que M. qui m a suivi jusqu'aux toilettes (j'ai senti là qu'elle commençait à comprendre), ses amis sont prêts, donc on doit sortir, elle me devance et moi je passe à coté de X qui me sourit de nouveau, là je prends la décision la plus lucide qui puisse exister, je fonce vers elle:

- Salut, est ce que tu peux te rappeler de mon numéro de téléphone? C’est le 8953-0853 (là 9sso7iet lewjeh atteint son apogée, iw kih!)
- Ok d accord mais tu pars déjà!!!??
- Oui je suis obligé, en fait mais amis travaillent tôt demain, tu me rappelleras?
- Sans faute.

Je sors et monte dans la voiture, M. est super fâchée et maintenant c'est plus manifeste et plus compréhensif, elle ne parle presque pas, ses amis nous déposent devant chez elle, il est visible qu’elle est triste:

- Tu lui as donné ton numéro de téléphone?
- Mais non, je la connaissais déjà alors je me suis arrêté pour lui dire bonjour, c'est tout.

Je sens qu’elle pourra facilement pleurer.

- Tu sais bien que tu me plais beaucoup. Moi quand je suis avec quelqu’un, je suis entièrement à lui, et tu sais bien que ça ne marchera pas si à chaque fois qu'on sorte, tu t’amuses à faire la connaissance d'autres personnes. Si tu veux quand soit juste des amis tu n'as qu'à me le dire.

Là je sens le drame dans l'air, et je deviens super allergique.

- Je suis sûr que tu te fais des illusions, il n y a rien de tout cela, tu vas monter et te reposer et on se verra demain.
- Tu ne veux pas monter pour qu'on en discute?
- (Awili surtout pas) je préfère qu'on le laisse pour demain, là je suis super fatigué et j'ai besoin de dormir, je me lève très tôt demain (7h45 devient 6h15).

On se sépare, elle monte chez elle et moi je marche vers l'hôtel, à peine je fais 10 pas que je m'arrête, mais enfin de compte pourquoi je rentre moi aussi? Mais quel imbécile je peux être! Je fais demi tour, destination la boite de nouveau. Alors déjà en voiture on a fait 10 min pour rentrer, il est 1h du matin, la ville est complètement déserte, et je ne me rappelle pas du chemin, mais je fonce quand même. Après 15 min de marche je suis sûr d'être proche de la boite, mais le nombre de rues qu'il y avait prêtaient à confusion, je ne trouve qu'un travesti devant moi pour me renseigner.

- Tu prends cette rue tout droit jusqu'à l'angle.

Je m’éloigne très vite pour qu'il n’espère rien.

Je rentre et là je te vois:

- Hey salut, vous n'êtes pas partis encore?
- Non en fait on est parti, mes amis m'ont déposé à l’hôtel et j'ai décidé de revenir.
- Attends là, tu essaies de me dire que t'es retourné juste pour moi.
- A vrai dire oui.

Cette dernière phrase bouleversera toute la situation, de mon coté bien sur, et maintenant je reconnais avoir passé les 2 heures les plus heureuses de toute ma vie, maintenant, je ne suis plus sur si c'est arrivé réellement ou bien j'étais juste en train de rêver. Je n'ai jamais senti un parfum aussi bon que celui qu'elle mettait hier, je n'est jamais senti une douceur et une tendresse aussi sublimes, un regard aussi perçant, le comble des combles.

Va t'on se voir une autre fois...?

Je rentre à l hôtel, cette fois-ci pour de bon, je trouve 5 appels en absence, c'était M., il est 3h, je suis épuisé mais je n'ai pas sommeil, je passerai encore une heure et demi à ne rien faire, à rêver, à être distrait et pensif...

Lundi en fin d’après midi, 18h00. M. m'a envoyé un mail pour me dire qu'elle péfère qu'on reste juste des amis avant que ça s'aggrave, je n'ai pas répondu. J’ai passé toute la journée à me rappeler de la soirée d’hier, et à attendre un mail où un appel de X, à l’heure où j’écris ces mots, je reçois un mail d’elle, maintenant X deviendra J.

Commentaires

Qd s k tu rentres frérot, rak khelliti blasstek :)

Ecrit par : 3az3ouza | 31.07.2007

salut az'ouza (machrabchi chay achrab azouza ana) cette fois ci ghadi ntaweeeeeeeeel meziane, maghadi tchoufouni inchalah 7tal le 26 aout ou le 2 septembre. ana banliyya ne7rag w safi.

Ecrit par : idarius | 31.07.2007

le plus fun avec toi c'est que meme quand tu as l'occasion de repartir with a clean sheet tu refait le même choses et non seulement tu refait les même mais ce qui est encore plus fort tu prouve que quelque soit "l'estime" qu'on porte a tes actes tu peux encore nous surprendre!
chouf la prochaine fois qu'on se verra c quand moi je viendrais au bresil! tu reviens ici je t'etrangle ;p

Ecrit par : le3zaoui | 31.07.2007

t'es le bien venu, wel coatching 3la 7ssabi.

Ecrit par : idarius | 31.07.2007

wasi3ou ljabhati 9assi7ou lwajhi la yamrigou abadaaaaaaaaaaaaaaaa :D

Ecrit par : sophia | 31.07.2007

hadchi dialek mjhed bbbbbbbbbbzzzzzzzzaaaaaffff, wach hadchi koulou men l'EDI? ou l'air du brézil te rend comme une abeille :D
pas bien visage marocain

Ecrit par : nwiha | 31.07.2007

Alors j'ai le choix entre la fiction ou tu es talentueux ou alors le récit réel et donc ma vie est minable.

Tu es extrèmement talentueux Idarius, keep up the good job.

là je peux dormir tranquillement la nuit.

Le Fhamator

Ecrit par : Fhamator | 01.08.2007

Je suis hyper fier Fhamator de ta visite et encore plus de ton com, hier j'ai lu ton poste w saraha 7chemt pour commenter :D.
Le récit est bien réel et tu c quoi tu dois absolument venir visiter Sao paulo, au Maroc tes Fhamates de génie ne vont pas connaître un épanouissement satisfaisant.

PS: c'est vrai que je suis un tout ptit peu bogoss, ça aide un peu.

Ecrit par : idarius | 01.08.2007

Bravo !

Ecrit par : 7didane | 03.08.2007

Je te lis….et je reviens en arrière, la nostalgie me prends dans ses bras. Je revois le film de mes 20 ans. Je voudrais ne serais-ce qu’une journée revivre ces moments de transe, de folie, de sorties, d’insouciances et de délires. Malheureusement, ce qui me reste c’est enfouir ces souvenirs précieusement au plus profond de ma conscience et les revivre secrètement à mes moments de solitude, me mettre dans la peau de celle que j’étais (et qui me fait beaucoup penser à toi) pour ne plus me sentir dans la peau de celle que je suis. Trop de temps s’est écoulé, passivité, colère enfouie, passion éteinte. L’on est rien lorsque notre cœur est vide. Je ne suis qu’apparences, derrières lesquelles se cachent la vrai moi. Ma vérité est en moi et en moi seule, « c’est mon jardin secret ». Reconnaître ce dont on a besoin, laisser naitre ce moi profond que trop souvent l’on étouffe…je suis une autre pour moi-même, quelle est cette étrangère qui s’est installé en moi. Ta vie, je l’envie, libre tu es….et libre tu resteras, car au delà de tout ce que tu racontes, ta liberté est le « précieux » pour toi.

Ecrit par : farouk | 07.02.2008

Merci bcp pour ton passage et ton beau commentaire, rien d'aussi original pour remonter le moral, même si parfois j'imagine que la vie avec une personne qu'on aime réellement et plus merveilleuse que toute sorte de liberté d'autant plus qu'en ces moments-ci c'est un peu trop calme de mon coté :). Merci encore une fois..

Ecrit par : idarius | 08.02.2008

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